Plantons le décor. Tokyo est une ville gigantesque, composée de plus de 14 millions d’habitants. S’y perdre n’est pas une option. Mais un monument, facilement reconnaissable, permet de facilement se repérer : la cousine de la Tour Eiffel. La Tokyo Tower est rouge et blanche, tout aussi imposante et quelques mètres plus grande que l’originale, à Paris. La journée, c’est une compagnie agréable. Le soir, cela devient magique.
Le Prince Park Tower Tokyo
On dit souvent que pour un hôtel, la localisation fait tout. C’est exagéré, mais dans le cas présent, on tient un argument massue.En plus d’offrir un confort de tous les instants, l’hôtel bénéficie d’une vue démentielle.
La vue depuis les chambres :
À quelques centaines de mètres de la Tokyo Tower, trône le Prince Park Tower Tokyo. L’immeuble a récemment été intégralement rénové (22 millions d’euros posés sur la table). Il est l’un des bâtiments les plus proches de la Tour. Comme au premier rang, un soir d’Opéra. De plus, certaines chambres possèdent des balcons, afin de toucher d’encore plus près le spectacle.
On vous recommande de réserver, entre le 29ème et le 31ème étage, une Premium King Room, voire, encore mieux, une Premium Corner King Room, pour passer la soirée en tête à tête avec ce bijou de fer qu’est la Tokyo Tower.
Tout autour, les immeubles de Tokyo bordent ce décor renversant. Les toits des immeubles clignotent de petites lumières rouges, avec le jetlag on passe des heures à rêvasser devant ce panorama féérique.
Les chambres :
Elles dégagent le confort des hôtels cinq étoiles, mais à un tarif moins élevé que les palaces tokyoïtes. Bois clair, larges baies vitrées, salle de bain avec baignoire hyper confortable, là où tant d’autres hôtels japonais offrent des sabots en guise de pataugeoires.
L’hôtel Prince Park Tower : À tester absolument !
Le Prince Park Tower Tokyo est situé dans un luxuriant parc. Inutile de préciser à quel point il convient de s’y rendre fin mars-début avril, lors de la saison des cerisiers en fleurs, les sakura, où des couples, des étudiants, des familles viennent pic-niquer, parfois tard la nuit, au pied de ce festival de fleurs blanches et roses.
Autre spécificité japonaise : il y a de la vie dans les sous-sols des hôtels. Les mètres carrés étant prohibitifs, les grands ensembles rivalisent tous de restaurants, de boutiques, parfois même d’églises pour se marier.
Le Prince Park Tower Tokyo bénéficie d’un bowling, d’une piscine à couloirs longs (parfait pour le crawl). Et un onsen, une source d’eau chaude, puisée plusieurs centaines de mètres en profondeur. L’installation, quelque peu dans son jus, se révèle une agréable expérience pour relâcher la pression. 41,10 degrés lors de notre essai. Immergé dans une eau très riche en soufre, il suffit de quelques minutes pour décompresser totalement.
Le lendemain matin, prendre son petit déjeuner au dernier étage, le 33ème, une nouvelle fois face à la Tokyo Tower. Omelette japonaise, divine soupe miso maison, et des viennoiseries plus raffinées qu’en France, avec une confiture de citrouille diaboliquement enivrante.
Indication de prix : Junior Suite à partir de 400 € la nuit.
Le Palace Hotel Tokyo
Le Palace Hotel a ouvert ses portes en 1961. Au début des années 2010, il a été décidé de tout refaire. Et d’appeler l’architecte Terry Mc Ginnity. Trois ans de travaux, pour ne rien faire à moitié. Composition sobre partout. Marbre, verre, velours. Très enveloppant. Même les œuvres d’art disséminées dans les couloirs et l’immense hall jouent le jeu de suggérer plutôt que d’en mettre plein les yeux. Ici, on apprivoise le beau. On lui laisse du temps, afin qu’il vous envahisse. Par touches successives.
Le Palace Hotel Tokyo a pour voisin… l’empereur japonais. Seul établissement à se trouver directement dans l’enceinte du jardin impérial, ce cinq-étoiles a pour matière première la délicatesse.
La situation du Palace Tokyo Hotel
Commençons par détricoter un fantasme. Non, même quand on est un hôtel situé à quelques centaines de mètres de la demeure impériale, impossible d’épier sa Majesté. C’est tout bonnement impossible, on appellera cela la distance impériale. En revanche, quand on réside quelques jours au Palace Hotel de Tokyo, on peut profiter d’une vue bluffante sur une partie des jardins du palais impérial. Les pierres massives et grises, appelées Aji, qui encerclent l’enceinte, confèrent aux lieux quelque chose de magique. Les arbustes, que l’on dirait presque brodés tant ils contiennent mille grâces, sont alignés devant nous.
Les chambres du Palace Tokyo Hotel
Au total, l’hôtel compte 284 chambres. Dont six récentes suites, outrageusement spacieuses pour une ville comme Tokyo, où les mètres carrés sont un bien précieux compte tenu du prix de l’immobilier démentiel.
Depuis l’une des chambres, au 17ème étage duPalace Hotel Tokyo, assis sur des chaises de jardin à côté d’une ravissante lampe japonaise minimaliste, on profite de la terrasse en se disant qu’on a une chance rare. La plupart des cinq-étoiles tokyoïtes n’ont pas de balcons. Ici, c’est un luxe parmi d’autres.
Lits ultra-moelleux, mobilier en bois doux, teints crèmes. La salle de bain est garnie de produits cosmétiques Bamford. Un cocon, on vous dit !
« L’art de recevoir, au Japon, c’est faire plaisir mais aussi se faire plaisir. Rien de grave si les attentions que nous apportons ne sont pas toutes relevées par les clients » explique joliment un des managers. Traduction : l’art de l’hospitalité à la japonaise, contient des gestes, des signes, si multiples, qu’il en devient complexe de saisir chaque portée.
La restauration au Palace Tokyo Hotel
Dans le hall, les bouquets de fleurs, épurés et grandioses à la fois, varient d’une semaine sur l’autre, pour coller aux saisons. A cet effet, il est à noter qu’au Japon, il existe 72 mini-saisons. Culinairement, les mêmes variations saisonnières sont proposées dans les restaurants de l’hôtel. Deux sont étoilés. Parmi eux l’établissement « Esterre », piloté par le géant Ducasse. Aux commandes, le chef cuisto Kei Kojima, passé par Monaco. Il a durant vingt travaillé avec le bras droit de Ducasse, Franck Cerutti
Le petit déjeuner se déguste en terrasse, au rez-de-chaussée, face aux douves du jardin impérial. Un enchantement, qui vient se rajouter au buffet parfaitement composé, et où – on y revient – les recettes, la découpe des produits, la fraîcheur, viennent contredire ceux qui pensent toujours se faire avoir quand ils voient écrit « buffet » et « breakfast » ensemble.
On vous recommande aussi de piquer une tête dans la piscine du Spa Evian – la marque n’a qu’une adresse au Japon, et c’est ici.
Mais aussi…
Et puis il y a le service. Rigoureux. Dédié. Tous les instants, toujours, tout le temps.
600 employés prêts à intervenir à la moindre demande. L’art de vivre à la japonaise trouve ici sa quintessence.
Prix indicatif : chambre à partir de 650 € la nuit.
Lire aussi :
https://voyagerluxe.com/le-park-hyatt-tokyo-lost-in-perfection/
https://voyagerluxe.com/ouverture-dun-hotel-aman-resort-a-tokyo/
https://voyagerluxe.com/ouverture-du-andaz-tokyo-toranomon-hills/






